Miroirs : un polar à vous couper le souffle !

Après plus de 20 ans passés dans la police au sein d’une brigade de protection des mineurs, Maxime Lorfrais publie son premier roman Miroirs chez une jeune maison d’édition 100% numérique : Neowood. Pour en savoir un peu plus sur cet ouvrage, l’auteur a accepté de répondre à quelques questions.

YouSribe: Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre livre ?

M.L : Il s’agit de l’histoire d’un homme que la mort de son petit animal de compagnie éveille à la conscience, l’histoire d’une rédemption, d’un rachat. Par l’effet de sa douleur et de l’écriture qui en naît, il revit l’expérience de son enfance et des événements qui l’ont suivie. Ce roman traite essentiellement du mensonge, mensonge de l’écriture, mensonge des miroirs dans lesquels on croit se reconnaître, mensonge des histoires que l’on se raconte pour se rassurer.

YS : Dans quelle mesure votre vécu vous a t-il inspiré dans l’écriture de ce roman ?

M.L : Les longs entretiens que j’ai conduits dans le cadre de mon expérience de policier ont sans aucun doute inspiré la psychologie et le comportement des personnages de ce roman. Les interrogatoires de suspects et les auditions de victimes m’ont permis de les imaginer et de les faire vivre de façon réaliste. C’est, de ce point de vue-là, un roman documenté, c’est à dire basé sur une observation de plus de vingt ans. Mais on y retrouve également des éléments plus personnels. Comme le début du récit qui est directement inspiré par l’euthanasie de mon chat auquel j’étais très attaché. Toute mon histoire a débuté de cette façon-là, avec la condamnation à mort de ce petit animal qui durant toute son existence avait été le témoin muet de ma vie. En fait ce roman est né d’une douleur inattendue qui m’a propulsé, tête baissée, dans l’écriture, ce qui m’a permis de prendre de la distance en racontant une histoire encore bien plus terrible.

YS : La structure en deux temps de votre roman est au premier abord assez déconcertante mais terriblement efficace pour rythmer l’intrigue. Comment vous est venue l’idée ?

M.L : L’idée de la seconde partie s’est rapidement imposée lorsque j’ai terminé la première. Je me suis alors rendu compte qu’elle appelait une suite. J’ai donc choisi de donner une fin à cette histoire en prenant de la distance par rapport au personnage principal et en imaginant l’effet que ses confessions écrites, livrées à la curiosité d’une maison d’éditions, étaient susceptibles de provoquer. L’idée de cette seconde partie est née du rejet d’un précédent manuscrit par plusieurs éditeurs à qui je l’avais envoyé. J’ai pris, en quelque sorte, une forme de revanche.

YS : Vous avez fait le choix de vous lancer dans l’aventure avec une jeune maison d’édition 100% numérique, Neowood. Pouvez-vous nous en expliquer les raisons ?

M.L : J’avais un peu mis de côté l’ambition de voir mon texte édité, je n’avais pas envie de me lancer dans un long processus de recherche d’éditeur, d’envoi de manuscrits papiers, de retour etc. Avec internet tout va plus vite tout en étant plus simple. Par exemple, la prise de contact avec les éditeurs, tout du moins avec Neowood, a été extraordinairement rapide et paradoxalement beaucoup plus humaine que lors de mes précédentes expériences.
Le reste du travail (écriture, corrections, relectures…) ne diffère guère de l’édition papier, si ce n’est peut-être, le temps nécessaire à la mise en vente de l’ouvrage. Au final je suis très content de ce choix et du résultat final.

YS : Un dernier mot pour inviter nos lecteurs à découvrir votre roman ?

M.L : Tous ceux qui l’ont lu m’ont reproché d’avoir perturbé leur sommeil : impossible de s’en détacher avant de l’avoir terminé !

 

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