Archive pour janvier, 2012

Nora1 part à la découverte des auto-édités

Passionnée de littérature dans le monde numérique, d’Histoire ancienne et de théâtre, Nora1 intervient aujourd’hui sur notre blog pour nous parler de l’auto-édition.

Il était une époque où les poèmes d’un auteur, désormais connu sous le nom d’Homère étaient publiés par voie orale. Aucun livre ne se portait encore comme garant du texte. Chacun pouvait plus ou moins y contribuer, en ajoutant ou en enlevant un vers, en changeant un mot ou une note aux textes chantés. Autour d’un thème, ou d’un mythe bien connu, la voix d’un aède ou d’un rapsode pouvait ainsi répandre l’œuvre d’un auteur qui, quant à lui, pouvait même n’avoir jamais existé. Les histoires étaient cousues ensembles par un art collaboratif et choral, grâce auquel à chaque représentation, elles pouvaient s’enrichir et se diffuser encore, sans pour autant être attachées à un support matériel. Ce fût ainsi pendant longtemps, jusqu’à ce qu’une nécessité de stabilité ne fit en sorte que chaque mot fût écrit et fixé dans le temps, pour n’en perdre aucun et pour ne pas en dénaturer le sens. C’est alors que commença une histoire qui liait de façon indissoluble ces textes à leur page, changeant radicalement la notion de leur publication. Désormais, l’écrit n’est plus lié à l’oralité de sa performance.

Près de deux milles ans plus tard, lorsque le livre cesse à nouveau d’être la forme unique de la transmission des idées et des connaissances, les hommes s’adaptent aux temps et aux transformations incessantes des moyens de communication. E-books, e-textes, images et représentations visuelles démontrent clairement que les histoires ne se racontent plus nécessairement à travers le support imprimé. En vertu du même phénomène, nous assistons à la naissance de centaine d’e-éditeurs, d’e-librairies, d’e-écrivains mais aussi d’auto-édités.

Qui sont-ils ? Que cherchent-ils ?

Il s’agit d’une classe versatile et flottante entre le papier et l’ordinateur, qui choisit de laisser son travail directement au lecteur, sans passer par un éditeur. Démarches trop longues, refus ou manuscrits renvoyés, mais aussi un vif désir de partage, peuvent encourager l’auto-édité à se publier de manière autonome. Il sélectionne son matériel, la taille de son extrait, sa fréquence de publication, son rythme de travail, ses modalités et son engagement. A sa catégorie n’appartiennent pas seulement des écrivains en herbe, ni les poètes à leurs premiers pas. Blogueurs, écrivains déjà édités, hommes de science, chercheurs, amateurs, passionnés d’un art ou d’un idéal, les auto-édités ont des centres d’intérêt hétéroclites et variés. Ils écrivent sans arrêt. Pas nécessairement rémunérés mais parfaitement conscients du fait qu’une fois écrit un texte doit être lu, ils ouvrent les fichiers de leurs ordinateurs – modernes tiroirs où ils ne veulent pas faire moisir leur travail – et ils les laissent pour que des lecteurs puissent en profiter. Sur Internet on peut les lire, leur écrire, les encourager ou les critiquer, les aimer ou en être ennuyés. On donne une chance de vie à leurs mots. Et, en suivant leur exemple, on peut faire de même. Les auto-édités, comme des aèdes du futur, chantent pour nous, sans crainte pour un support de diffusion non conventionnel et nouveau, dont ils ont entrevu l’énorme potentiel. Alors, à chacun de dire ce qu’il a à dire.

Nora1

Si vous aussi vous souhaitez intervenir sur un sujet de votre choix, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : community@youscribe.com


Les grands gagnants de notre quiz Leduc.s !

Notre quiz en partenariat avec Bookeen et les Editions Leduc.s est à présent terminé ! Vous avez été plus de 7 000 participants et nous vous en remercions. Le tirage au sort a eu lieu hier midi pour déterminer nos grands gagnants.

- Emilie (93) remporte une liseuse Cybook Odyssey de Bookeen
- Margareth (17), Alexis (83), Cyril (51), Pascale (78), Christelle (76) remportent chacun 4 ebooks des Editions Leduc.s
au choix parmi cette sélection :

Comment plaire en 3 minutes de Patricia Delahaie (3,99€)

Comment séduire un homme sans se fatiguer de Martine Lagardette (3,99€)

Ce que les hommes ne disent jamais aux femmes (et vice versa) de Anne Dufour (3,99€)

L’art de bien faire l’amour de Gérard Leleu (9,99€)

Le citron malin de Julie Frédérique (3,99€)

Le guide du chien heureux de Sophie de Villenoisy (8,99€)

Toutes les clés du savoir-vivre en entreprise de Yves Maire du Poset (9,99€)

Oser être la chef de Valérie Rocoplan (9,99€)

Félicitations à tous nos gagnants !

Les bonnes réponses étaient :

1- Quelle est la spécialité des Editions Leduc.s ?
La vie pratique
2- De quel ouvrage Patricia Delahaie est-elle l’auteure ?
Comment plaire en 3 minutes ?
3- Qui est l’auteur(e) de l’ouvrage « Le citron malin » ?
Julie Frédérique
4- Dans l’ouvrage « Oser être la chef  » de Valérie Rocoplan, combien y-a-t-il de situations professionnelles ?
12 situations


Gagnez une liseuse Bookeen et 20 ebooks des Editions Leduc.s !

Vous l’aurez sans doute remarqué, mais cela fait maintenant un peu plus d’une semaine que nous avons lancé notre quiz en partenariat avec Bookeen et les Editions Leduc.s.

Si mes calculs sont bons, il ne vous reste donc plus qu’une petite semaine (soit jusqu’au 16 janvier) pour y participer et tenter votre chance par tirage au sort ! À la clé ? Une liseuse Cybook Odyssey de Bookeen et 20 ebooks des Editions Leduc.s (détail des titres dans le règlement) !

Pour participer, c’est très simple ! Répondez correctement aux 4 questions du quiz (en vous appuyant sur les indices) et validez le formulaire de participation correspondant.

N’attendez plus, pour jouer connectez-vous vite à l’adresse suivante : http://www.youscribe.com/static/Quiz/Leduc.s

Bonne chance à toutes et à tous !


Joan of Arc de Leonard Cohen : Un hommage en musique pour le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc.

Figure controversée et fascinante, entre histoire et légende, la personnalité de Jeanne d’Arc n’a jamais cessé de solliciter l’imagination de ceux qui s’approchent de sa passionnante histoire. En laissant aux spécialistes la reconstruction de sa biographie et de ses exploits, et en ignorant délibérément chaque interprétation chauvine de son personnage, à l’occasion du 600e anniversaire de sa naissance, nous souhaitons partager avec vous une des nombreuses interprétations poétiques que sa vie et sa mort ont inspirées aux poètes et aux chanteurs.

Parmi toutes, la voix choisie pour nous accompagner dans cet hommage est celle de Leonard Cohen, qui a écrit pour elle, en 1971, une des plus belles pages de musique et poésie.

La Jeanne d’Arc représentée dans sa chanson vit ses derniers instants et, désormais prête à s’abandonner aux flammes, tresse avec le feu un séduisant dialogue, d’amour et de mort. Seulement des rêves de jeune femme semblent caresser son intimité : elle rêve d’une robe de mariée, ou juste de quelque chose de blanc, qui puisse voiler sa douloureuse inclination au martyre. Le feu avance vers elle avec ses grandes mains brulantes, en lui déclarant son amour. Aucun espace pour la tendresse : son dévouement s’adresse à ce que chez elle il y a de plus cruel et sauvage : sa solitude et son orgueil. Jeanne, héroïne en décadence, s’abandonne aux flammes et, comme une épouse docile, se consigne à la mort. Mais le texte de Leonard Cohen est bien plus dense et révèle un jeu subtil : l’inattendue fragilité féminine de Jeanne et son abandon ne sont que fictifs ; ils représentent au contraire l’acte dernier de sa fermeté et de sa détermination, sa dernière victoire. Ce ne sont pas les flammes qui l’assaillent, c’est elle qui, devenue bois pour mieux bruler, choisit de se donner au feu ; c’est elle qui, paradoxalement, lui monte dedans, pour ne faire une qu’avec lui. « Then fire, make your body cold, I’m going to give you mine to hold». Saying this, she climbed inside to be his one, to be his only bride. » Sa mort n’est qu’un cruel instant, avant de se refondre dans le feu. Ils ne restent, à la fin, que les cendres de sa robe de mariée et un désir de poète : d’être, lui aussi, une créature de lumière et d’amour.


Offre Eclair : 50% de réduction sur Le Film Club, de David Gilmour

Vous ne savez pas encore par quelle lecture aborder 2012 ? Ne cherchez plus ! Les Editions Leduc vous proposent de découvrir ou redécouvrir Le Film Club, le septième ouvrage de David Gilmour, traduit en plus de 20 langues et bestseller dans de nombreux pays… disponible en version numérique au format PDF au prix exceptionnel de 4,99€ (prix normal : 9,99€).

Pour profiter de ce prix réduit, rendez-vous ici. Attention ! Cette offre n’est valable qu’aujourd’hui (dimanche 1er janvier 2012), jusqu’à minuit.

Le Film Club, c’est un témoignage hors du commun, sincère et touchant, dans lequel l’auteur parle de sa relation avec son fils Jesse, et évoque avec justesse la difficulté de grandir et de trouver sa place dans ce monde.

Jesse est un garçon de 15 ans qui, comme de nombreux adolescents de son âge, s’ennuie à l’école et cumule les mauvais résultats. Face à ce constat, son père, David Gilmour, va lui proposer un accord pour le moins original : Jesse pourra arrêter les cours à la condition de regarder avec lui trois films par semaine. Mois après mois, le père et le fils regardent tout, des Quatre Cents Coups à Rosemary’s Baby en passant par Basic Instinct, Nikita et bien d’autres. Les films de Louis Malle, Alfred Hitchcock, Brian de Palma, Martin Scorsese, Quentin Tarantino, Federico Fellini… Grâce à leur ciné-club, ils discutent musique, travail, drogue, argent, amour et amitié. Jesse évoque ainsi ses problèmes et les partage avec son père. Le cinéma devient l’occasion pour les deux hommes de débattre, d’argumenter mais aussi de se confier et de se rapprocher.

David Gilmour est certes un écrivain reconnu, mais c’est aussi un passionné de cinéma : il a travaillé pour le Festival International du Film de Toronto et a été critique pour la chaîne de télévision canadienne CBC. En plus du plaisir de la lecture, Le Film Club nous fait revoir les images oubliées de films qui nous ont émus et fait rêver.

Pour plus de détails sur cet ouvrage étonnant, nous vous invitons à consulter l’article que lui a consacré son éditeur en France, Stéphane Leduc, sur son blog. Vous y trouverez notamment une interview de l’auteur, seul et en compagnie de son fils.

Et pour ceux qui ne seraient pas encore prêts à se lancer, voici quelques extraits de critiques qui devraient achever de les convaincre :

« De la tendresse… Un portrait simple et magnifique d’un père et de son fils. »

― Newsweek

« En tant que père, j’admire David Gilmour pour faire de son fils, et non lui-même,
le véritable héros de ce livre. Non seulement j’ai trouvé Jesse intelligent et drôle, mais plus d’une fois j’ai été ému aux larmes devant son combat pour trouver sa place dans le monde. »

― The New York Times Book Review

Bonne lecture !