L’écriture d’un roman : les étapes à suivre (2ème partie)

Ça y est, vous avez en tête vos différents personnages et le décor ! Vous allez voir que vos fiches vont vous être utiles pour commencer la rédaction de votre roman. Quel personnage va ouvrir votre récit ? Dans quel décor va-t-il évoluer ? Il s’agit maintenant d’associer les deux, de manière à former les actions (les faits).


Les actions :

Les actions vont vous permettre d’enrichir, de dynamiser et d’alimenter votre récit. Ce sont elles qui séduisent vos lecteurs en donnant un sens à votre histoire. Que ce soit un rebondissement, une réaction, une diversion, etc., elles apparaissent la plupart du temps au début et à la fin du récit. La première amenant à la seconde. Mais attention à ne pas en abuser ! Pour un roman classique (300 à 400 pages), les actions ne doivent pas dépasser la dizaine. Auquel cas vous risquez d’asphyxier votre texte. Alors, un conseil : exploitez chacune de vos actions et travaillez les conséquences qu’elles produisent !

La rédaction :

Souvent, les premiers chapitres d’un récit sont employés à la description du lieu et au mode de vie des personnages. Une fois ces chapitres rédigés, notez les grandes lignes de votre intrigue sur une fiche. Tout comme pour vos personnages et votre décor, c’est le meilleur moyen de vous y retrouver et de construire une trame cohérente.

Enfin, si la rédaction vous semble périlleuse, sachez que la relecture de votre manuscrit est une occupation de longue haleine où le style doit fréquemment être revu, certaines parties améliorées et les fautes en tout genre corrigées.

Et vous quelles sont vos méthodes de travail ? Dites nous tout dans les commentaires !

Pour en savoir plus sur la manière de s’organiser avant de se lancer dans l’écriture, n’hésitez pas à consulter notre premier billet sur le sujet.

4 commentaires

  1. #1 Bouchra Benjelloun a écrit le 19 novembre 2011 à 23h29 :

    J’essaie de présenter un personnage d’abord en dehors de son décors juste à travers son discours, ses gestes et mimiques; je le suis comme un cameraman et je transcris son évolution dans l’espace et le temps. Le lecteur ne peut juger qu’une fois avoir amassé tous les morceaux du puzzle qu’il doit reconstituer suivant les diverses situations présentant de nouveaux visages à profils flous masqués et changeants de ces personnages pris tels quels dans des situations sorties directement du roman de la réalité. C’est ma vision du roman réaliste qui peint la réalité à travers le comportement des personnages, leurs rapports, leurs paroles, leurs réactions, leurs peurs, leurs désirs… la translate de manière brutale et vraie. C’est un art figuratif à traduire dans d’autres dimensions, celles romanesques moulues dans un style nouveau et personnalisé.

  2. #2 admin a écrit le 21 novembre 2011 à 14h05 :

    Merci pour ce retour d’expérience :)

  3. #3 Bouchra Benjelloun a écrit le 21 novembre 2011 à 22h44 :

    Je m’exprime peut être mal! Mais j’essaie de traduire mon humble expérience de l’écriture romanesque…c’est une sacrée aventure..Je veux surtout personnaliser mon style..quitte à rendre les textes parfois aussi alambiqués que le langage employé par les personnages sur scène…
    .j’essaie aussi de transcrire un langage bilinguisé…
    Merci

  4. #4 Vincent Pineault a écrit le 26 janvier 2012 à 16h10 :

    Je trouve très intéressant le conseil indiquant de ne pas mettre trop d’actions dans un roman. En fait, je crois que mettre trop de n’importe quoi (dialogues, personnages) peut nuire. De manière instinctive, pour palier à ces écueils, j’essaie d’écrire un truc que j’aimerais lire; la qualité de l’écriture devant être présente en trame de fond (un long apprentissage dans mon cas). J’utilise la lecture à haute voix pour valider le rythme et la ponctuation. Un passage sous l’œil averti de lecteurs de différentes catégories complète l’ensemble. Finalement, il reste le fameux: Vingt fois sur le métier…

Laisser un message