« Yes, you Cannes », le 1er roman français « chick-lit » auto-édité !

Après la publication de son essai chez un éditeur traditionnel (vendu à plus de 30 000 exemplaires), Marie-Laurence de Rochefort se lance aujourd’hui dans l’auto-édition et choisit YouScribe pour diffuser son premier roman : Yes, you Cannes. Chroniqueuse TV et attachée de presse dans le milieu de la mode de la musique, de la nuit et du charme, Marie-Laurence de Rochefort s’est livrée à nous dans une courte interview.

1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

MLR : Il s’agit d’un roman léger, gai et divertissant. Yes, you Cannes se classe dans la catégorie du courant littéraire récent « chick-lit », une littérature écrite par des femmes pour les femmes. Depuis le succès du Journal de Bridget Jones, ce genre est devenu un vrai phénomène de société en Angleterre et aux États-Unis. Les Français sont un peu à la traîne, mais le genre se développe à grande vitesse. La création de collections « chick-lit » chez les éditeurs français et le nombre de blogs émergeant sur la toile le prouvent. Yes, you Cannes est le premier roman « chick-lit » français auto-édité. Là, encore cette forme d’édition est nouvelle.

2. « Le journal d’une attachée de presse »… Pauline, c’est vous ? Un peu, beaucoup ou pas du tout ?

MLR : Effectivement, en tant qu’attachée de presse, j’ai connu des situations aussi dramatiques que rocambolesques, souvent au bord de la crise de nerfs. Je me suis donc inspirée de situations vécues en accentuant les personnages mais il y a une grande part de moi-même. Je pense que peu connaissent les tenants et les aboutissants de notre profession et mesurent l’implication humaine que met une attachée de presse à défendre un artiste ou un produit et le plaisir à le voir sortir de l’ombre. Yes, you Cannes décrit parfaitement l’envers du décor de cette vie d’attachée de presse. Quant au festival de Cannes, je sais de quoi je parle, car j’y ai été attachée de presse pour différents clients !

3. Après avoir publié un essai, qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire un roman ?

MLR : J’aime la littérature et l’édition. À force de côtoyer mes amis éditeurs, j’ai proposé un sujet qui me tient à cœur : les relations hommes-femmes. Il y a trop de malentendus entre les hommes et les femmes. Je voulais transmettre mon analyse sur la question et partager le fruit de mes lectures prônant nos différences et notre complémentarité. Banco, j’ai donc édité cet essai chez Michel Lafon (Tout ce que vous voulez savoir sur les femmes sans jamais oser le demander). Je n’allais pas dans la mouvance féministe et mon discours plaisait aux médias. Conclusion, ce fut un succès et une surprise, plus de 30 000 exemplaires vendus ! Je ne me serais sans doute pas remise à la tâche si les éditions Calmann Lévy ne m’avaient pas contactée pour me proposer d’écrire un roman. Les choses ne se sont ensuite pas concrétisées avec eux mais j’ai continué seule sur ma lancée.

4. Dans le communiqué de presse, on lit que vous vous êtes prêtée très naturellement au « jeu » de la « chick-lit » : qu’est-ce qui vous plaît dans ce genre d’écriture ? La dimension ludique ?

MLR : Je suis très féminine et me sens à l’aise avec tout ce qui est girly. De plus, j’ai évolué professionnellement et depuis des années, dans le milieu du cinéma, de la mode, de la musique, de la nuit et du charme. Je me suis retrouvée naturellement à évoluer dans ces univers qui font rêver les femmes et qui sont souvent utilisés en tant que décor pour les romans « chick-lit » ou les romans sentimentaux. Ce genre d’écriture, proche du « parlé » est plus facile à transcrire et sans doute également à lire. En tant qu’auteur, je souriais en écrivant et me suis amusée à revivre des situations drôles et épiques. J’y ai trouvé un aspect ludique qui me donnait une bonne raison de m’enfermer face à mes pages blanches.

5. Votre livre précédent a été publié chez un éditeur « traditionnel ». Cette fois-ci, pourquoi avoir fait le choix de l’auto-édition ?

MLR : Ce n’est pas faute d’avoir un éditeur. Le choix de m’auto-éditer est une volonté et un défi. Je voulais être une des premières à tenter cette aventure expérimentale et fastidieuse. On nous dit tout et n’importe quoi sur l’auto-édition et les arnaques pullulent sur le net. Pas facile d’y voir clair ! Les auto-édités actuels se contentent de vendre leurs ouvrages à leur entourage, via leur site Internet et les librairies en ligne. J’ai l’intention d’essayer d’aller plus loin, de défricher le terrain et voir s’il est possible d’être réellement distribué et diffusé de façon nationale. Pour l’instant, ce n’est pas gagné, je me heurte à énormément de refus, non pas à cause de la qualité du livre qui n’est pas contestée mais parce que je suis « auto-éditée ». Le circuit du livre ne semble pas encore prêt mais je m’accroche. J’ai choisi cette expérience difficile en parfaite connaissance de cause et en espérant que mon expérience sera utile aux autres.

Dans le cas où vous hésiteriez encore, nous avons mis à votre disposition ci-dessous un extrait de Yes, you Cannes.


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